Acheter une maison énergivore : PEB, budget travaux et aides wallonnes
Acheter une maison PEB E, F ou G dans le Brabant wallon : lire le certificat, chiffrer les travaux et mobiliser Rénopack et Rénoprêt.
Lire l'articleCe que la reprise de septembre change pour vendre ou acheter à Rixensart et dans le Brabant Wallon, avec les chiffres Statbel et Fednot de 2026.
En Belgique, le marché immobilier suit un rythme annuel bien reconnaissable: une pause en juillet-août, puis une reprise nette en septembre. Pour qui vend ou achète à Rixensart, cette fenêtre n’est pas un détail. Elle détermine la visibilité d’une annonce, le nombre de visites et, souvent, la qualité des offres reçues avant la fin de l’année.
Les statistiques publiées cet été par Statbel et par Fednot, la fédération des notaires, permettent de regarder cette rentrée avec des repères précis, et pas seulement des impressions. Voici ce qu’elles disent pour le Brabant Wallon, puis ce que cela change dans la pratique, que la lecture soit celle d’un vendeur ou d’un acheteur.

Au premier trimestre 2026, le Brabant Wallon reste la province la plus chère de Wallonie dans toutes les catégories de biens, selon les prix médians publiés par Statbel le 18 juin 2026. Le prix médian d’une maison de 2 ou 3 façades s’élève à 360 000 € entre janvier et mars. Une maison 4 façades atteint 510 000 € et un appartement 263 750 €.
Ces médianes ne bougent pas toutes au même rythme. La hausse de 9,7 % sur les maisons 4 façades traduit une demande soutenue pour l’espace et le jardin, surtout dans le nord de la province, à proximité de Bruxelles. À titre de comparaison, la médiane wallonne s’établit au même trimestre à 200 000 € pour une maison de 2 ou 3 façades, 335 000 € pour une 4 façades et 195 000 € pour un appartement. Sur certains segments, l’écart avec le Brabant Wallon est proche de deux fois.
Le baromètre de la Fédération du Notariat (Fednot), qui calcule des prix moyens sur six mois, donne la même image. Au premier semestre 2026, une maison s’est vendue en moyenne 471 945 € dans la province, en hausse de 3 % par rapport à 2025, la plus forte progression des provinces wallonnes. Côté appartements, la moyenne semestrielle atteint 271 697 €, en léger recul d'1 % par rapport à l’an dernier: un rappel que le dynamisme du segment n’empêche pas des corrections de prix sur certains biens.
Les volumes suivent la même direction. Au deuxième trimestre 2026, Fednot mesure une activité immobilière quasi stable dans le Brabant Wallon (0,9 % de moins que le trimestre précédent), pendant que plusieurs autres provinces progressent plus nettement. La province ne surchauffe pas; elle tient ses positions, avec moins de fortes variations que le reste de la Wallonie.
Ces moyennes provinciales servent de repère, pas de vérité pour une rue précise. À Rixensart, le résultat dépend de la maison, du quartier, du PEB et de la présentation. La comparaison utile se fait toujours au niveau local, bien plus qu’au niveau provincial.
Le calendrier compte autant que les prix. Fednot a enregistré 1,5 % de ventes supplémentaires en Belgique au deuxième trimestre 2026 par rapport à la même période en 2025, une hausse portée par les appartements (+4,8 %). En Wallonie, la progression atteint 1,2 %, entièrement attribuable au segment des appartements, en hausse de 10 %.
« Malgré la hausse des taux d’intérêt et une conjoncture difficile, le marché immobilier reste relativement dynamique », analyse Renaud Grégoire, notaire et porte-parole de notaire.be, dans le baromètre du deuxième trimestre 2026.
La reprise de septembre se joue surtout dans les volumes, et elle se lit sur le terrain. Les ménages qui ont remis leur projet à la sortie des vacances relancent leurs recherches dès la première quinzaine. Les propriétaires qui évitaient les visites pendant l’été publient leur annonce au même moment. L’offre et la demande repartent ensemble, et cette coïncidence raccourcit les délais de vente des biens bien positionnés.
Les acheteurs qui reprennent leurs recherches en septembre ont souvent déjà visité en juin et reviennent avec un financement en cours de validation. Ce sont des contacts prêts à décider, pas des curieux.
À Rixensart, la rentrée a une couleur particulière. Une part importante des acheteurs travaille à Bruxelles et raisonne en temps de trajet depuis les gares de Genval ou de Rixensart; leurs projets repartent en même temps que le calendrier scolaire. Un bien mis en vente début septembre se retrouve face à un public disponible et organisé, ce qui n’est pas le cas en juillet.
Ce rythme saisonnier complète l’analyse plus générale que nous avons publiée en janvier sur le bon moment pour vendre en 2026 à Rixensart. La conclusion y était simple: le timing se décide par la préparation, avant tout. La rentrée ajoute une fenêtre concrète où le calendrier des ménages et les conditions de marché se rejoignent.
Pour un vendeur, les premières semaines de septembre sont le meilleur créneau de la fin d’année. Les candidats reviennent avec des projets précis, les visites se replanifient vite et une annonce fraîche capte l’attention avant l’arrivée des nombreux biens publiés en octobre.
La concurrence est le revers de la médaille: beaucoup d’annonces arrivent en même temps. Un prix ancré dans le marché local et une présentation soignée font la différence dès les premières photos. Si le doute subsiste sur le positionnement, le plus utile est de vérifier votre prix de mise en vente via notre service d’estimation en ligne avant de publier, plutôt que d’ajuster après quelques semaines de silence.
L’expérience récente d’une vente à Rixensart illustre ce que peut faire une fenêtre bien utilisée: une estimation à offre acceptée en 10 jours, sur un bien préparé, au bon prix, diffusé au bon moment. Tous les biens ne partent pas aussi vite, mais le déroulé montre l’ordre des priorités: préparation, prix, puis choix de la fenêtre.
Top tip
Si votre dossier est prêt, publiez l’annonce avant la mi-septembre. Chaque semaine de retard rapproche des fêtes et réduit la fenêtre où les acheteurs actifs cherchent encore un bien pour la fin d’année.
Les acheteurs profitent aussi de la reprise. L’offre s’étoffe à la rentrée, ce qui élargit le choix, surtout pour des profils précis: maison 4 façades à Rixensart ou à Genval, appartement proche de la gare, bien avec jardin et PEB correct. Cette diversité attire des concurrents supplémentaires, l’activité repart, et les bons biens trouvent preneur plus vite qu’en juillet.
Le financement joue un rôle central dans cette période. Selon Febelfin, les taux moyens constatés par la Banque nationale en mai 2026 se situaient entre 3,41 % pour les crédits à taux fixe de plus de 10 ans et 4,40 % pour les fixations d’un an maximum. La production de crédits hypothécaires a reculé de 8,6 % au deuxième trimestre 2026 par rapport à la même période en 2025, tout en restant parmi les quatre meilleurs deuxièmes trimestres des dix dernières années: les budgets sont là, mais ils se décident avec plus de précaution.
Ces repères constituent une information générale, pas un conseil financier personnalisé: votre taux dépend de votre apport, de vos revenus et de la quotité demandée. Une certitude, en revanche: un acheteur qui arrive avec son financement organisé visite plus sereinement et peut répondre vite quand un bien correspond vraiment.
Une préparation simple évite de perdre des semaines une fois la reprise lancée:
Top tip
Faites valider votre capacité d’emprunt avant de visiter. En septembre, un bien correctement positionné reçoit plusieurs contacts la première semaine, et une offre accompagnée d’un financement déjà organisé pèse dans la décision du vendeur.
Certaines annonces passent à travers malgré la rentrée. Les causes sont presque toujours les mêmes: prix au-dessus du marché local, photos faibles, descriptif imprécis ou dossier incomplet. Le réflexe utile n’est pas d’attendre que la reprise s’estompe, mais de comprendre ce qui bloque et de corriger.
Nous avons détaillé ce travail dans un article sur la relance d’un bien qui stagne: relecture du positionnement prix, refonte des visuels, vérification de la diffusion. Une rentrée bien préparée laisse encore un mois de visibilité avant la mi-octobre, et les semaines suivantes restent actives pour les biens correctement ajustés.
Si vous hésitez sur l’étape à franchir, parlez de votre situation à un conseiller local: le diagnostic prend une demi-heure et évite des semaines d’annonce mal réglée.
Oui, c’est l’une des meilleures fenêtres de la fin d’année. Les acheteurs reviennent de vacances avec des projets précis, pendant que les vendeurs hésitants n’ont pas encore saturé le marché d’annonces. Un bien prêt, au bon prix, publié dans les deux premières semaines de septembre bénéficie d’une visibilité rare.
Il n’existe pas de délai garanti: tout dépend du prix, de l’état du bien et de la demande sur le micro-marché. Certains biens bien préparés reçoivent une offre en quelques jours, d’autres demandent plusieurs semaines d’ajustement. Le repère utile est la comparaison locale: quelle vitesse de vente pour des biens équivalents autour de vous?
Les prix publiés ne montrent pas de baisse saisonnière automatique. Les médianes Statbel du premier trimestre 2026 progressent encore dans la province, et les volumes remontent à la rentrée. L’automne agit surtout sur l’activité et la vitesse des ventes, moins sur le niveau des prix.
Avant la reprise, le choix est plus limité, mais la concurrence est plus faible. Pendant la reprise, l’offre s’étoffe nettement, ce qui aide à trouver le bon bien, en contrepartie d’une concurrence réelle sur les biens bien positionnés. Un profil précis, comme une maison 4 façades à Rixensart, a intérêt à profiter de la diversité de l’offre de rentrée.
Personne ne peut le garantir. Les taux moyens constatés par la Banque nationale s’établissaient en mai 2026 entre 3,41 % et 4,40 % selon la durée de fixation, et la production de crédits montre des signes de prudence. La décision d’achat doit se fonder sur votre budget et votre projet, pas sur une hypothèse d’évolution des taux.
Les congés scolaires et les départs en vacances détendent les agendas: moins de visites programmées, moins de projets lancés, des vendeurs qui repoussent les visites à la rentrée. Ce ralentissement est saisonnier et attendu, c’est d’ailleurs ce qui rend la reprise de septembre si nette dans les statistiques de volumes.
Non. Octobre reste un mois actif pour les biens correctement positionnés, et le début de décembre voit encore des décisions d’achat liées à des projets de relogement déjà engagés. Ce qui coûte, ce n’est pas la date, c’est de publier une annonce mal préparée dans un créneau de plus faible affluence.
Corriger le positionnement plutôt que patienter: revoir le prix par rapport aux ventes récentes du quartier, améliorer les photos et le descriptif, vérifier la diffusion de l’annonce. Une deuxième mise sur le marché après un mois de silence peut repartir bien mieux si le diagnostic a été réellement fait.
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